L'immoralité de Sarkozy : le cynisme de la larme à l'oeil.
Depuis 1999, un plan de scolarisation des enfants et adolescents handicapés, connu sous le nom de "plan Handiscol", est conduit par le ministère de l'éducation nationale en relation étroite avec le ministère en charge des personnes handicapées, afin d'améliorer la capacité du système éducatif à scolariser les élèves handicapés. Il comporte 20 mesures organisées autour de 5 axes prioritaires.
Les axes du plan sont les suivants :
- axe 1 : réaffirmer le droit et favoriser son exercice (édition d'un guide pratique, création d'une cellule d'écoute)
- axe 2 : constituer des outils d'observation (études statistiques interministérielles)
- axe 3 : améliorer l'orientation et renforcer le pilotage (groupes départementaux de coordination)
- axe 4 : développer les dispositifs et les outils de l'intégration (unités pédagogiques d'intégration)
- axe 5 : améliorer la formation des personnels (nouveaux plans de formation dans les IUFM)
Selon Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIPP-FSU, le principal syndicat du premier degré, le nombre total des assistants de vie scolaire atteindrait 6000. ’’ces postes, il faut ajouter autour de 2000 emplois vie scolaire créés dans le cadre de la loi Borloo dite loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 qui sont des emplois précaires, recrutés sur six mois.’’
Pour mieux accompagner les élèves handicapés, le syndicat réclame au moins 9000 assistants de vie scolaire.
De son côté l'Apajh (Association pour adultes et jeunes handicapées) rappelle qu'entre 10000 et 15000 enfants sont actuellement sans solution de scolarisation et que le nécessaire accompagnement des enfants est insuffisant, de l'ordre d'un accompagnant pour 17 élèves.
Voilà.
Donc en 2002, la Droite brise l’élan.
L’impulsion de Jacques Chirac qui en fait un chantier de son quinquennat en 2005 fera changer d’avis Nicolas Sarkozy et Cie.
Ensuite, en 2007, le candidat UMP joue sa larme à l’œil. Il promet.
Et on doit croire Nicolas Sarkozy, tout en applaudissant le fait qu’un fonctionnaire sur deux ne sera pas remplacé.
Que de temps perdu... et on promet d'avoir recours à la Justice pour son droit opposable...
Alors, ou bien c’est de l’incompétence, ou bien c’est de l’immoralité.
Alors, comprenez-vous l'intérêt d'un jury de citoyens (tirés au sort sur les listes) pour évaluer la continuité et la justesse d'une politique ?