Cette campagne électorale aura eu, me semble-t-il, un fil conducteur
La peur, le TSS
(tout-sauf-sarko & tout-sauf-ségo)
Il y aura eu le Tout-Sauf-Sarkozy : peur de la réforme brutale et d'un certain populisme.
Une dénonciation des dérives nationalistes et fascisantes, le culte de la personnalité et le caporalisme, le mensonge d'Etat (exemple : ils ont gardé les 35 heures en prônant les heures supp' depuis 2003).
Les preuves par le passé ne manquent pas : émeutes, manifestations, crises politiques ont ponctué 5 années de gouvernement UMP. Sans compter le lourd bilan économique et social.
Il y aura eu le Tout-Sauf-Ségolène : peur de l'incompétence et d'un certain populisme.
Une dénonciation d'un certain flottement par perte des repères de la gauche traditionnelle, la perte du pouvoir que la participation citoyenne occasionne au mandat représentatif (qui se résume par : où va-t-on ? que fera-t-on ?).
Cette perte de repères a occasionné nombre de défections : des technocrates comme Eric Besson, ancien bras droit de Jean-Marie Messier (PGD de Vivendi-Universal, le gros échec), des anciens cireurs de pompes comme des mitterrandistes passéistes, désarroi dans l'appareil du parti, ...
Malgré toutes les précisions apportées au cours de la campagne, les citoyens reprochent, à tort me semble-t-il, le flou des chiffres.
Mais Ségolène Royal garantira d'abord l'accès aux bons chiffres, car la clé d'une bonne information est la clé d'un débat loyal : par exemple, l'indice INSEE sera réformé. Qui a truqué les chiffres du chômage ?
Dans son programme, elle n'a cessé de le répéter : "tout se tient".
Au fond, qui apporte la garantie du rassemblement utile ? c'est Ségolène Royal.

Car dans le fracas causé tant par les cris des anti-Sarko que par le rideau de fumée des provocations et imbécilités (du genre : "la gauche prône l'assistanat") de N.Sarkozy, Ségolène Royal, ELLE, ne revendique aucune revanche sur personne.
Elle a bien dit que personne dans le parti socialiste ne pourra instrumentaliser sa victoire. Voilà.
Que ce soit bien clair : la défaite de Ségolène Royal nous engagera à faire davantage preuve de pédagogie, d'explications et de clarté.
Une défaite avec 15 à 17 millions de voix, ce ne serait pas complètement une défaite...
Ce sera juste 5 années de perdues pour le pays et peut-être 5 années de révoltes, de soubressauts, de déceptions même à Droite. Tant pis.
Pour ma part, j'aurais eu la satisfaction de voir une énarque (rendez-vous compte ???) prôner une idée nouvelle dans un pays latin, bercé par le culte de l'"Homme" providentiel (Jeanne d'Arc, Napoléon, De Gaulle,...).
La victoire de Ségolène Royal ne me donnera pas l'euphorie d'avoir gagné contre les partisans de N.Sarkozy.
Ils sont respectables car il veulent aussi le bonheur du pays, autant que nous autres.
Il y aura beaucoup de travail pour réformer, adapter, encourager et aussi, corriger les abus.
Et tout le monde devra être associé dans la Participation citoyenne, dans une nouvelle organisation proposée à référendum.
Car les citoyens ont démontré une soif de débats, de démocratie : "ils veulent reprendre la main et être associés aux décisions pendant toute la durée du quinquennat".
L'extrême-gauche et les alter-mondialistes ne s'y sont pas trompés.
Je ne comprend d'ailleurs toujours pas pourquoi cette idée n'a pas germée à Droite... Peut-être le culte du caporalisme ? ;o)
Quant aux centristes, ils se trouvent face à un choix de société crucial le 6 mai 2007.
On leur demande pas de cautionner toutes les 100 propositions de Ségolène Royal.
D'ailleurs, elle n'a appelé à aucun ralliement. Elle a prôné le rassemblement. N'oublions pas qu'il reste les Législatives.
L'abstention de ceux qui ont voté F.Bayrou ne favorisera qu'un seul camp : Nicolas Sarkozy.
C'est un choix. :°)
Vive la République ! Vive la France !
04/05/07 - 16:26
http://c
herminien2