CPE & Le journal d'un avocat
Maître Eolas, que je lis avec attention chaque fois, fait le point sur le CPE.
Mais à force de gloses (assez partiellement effectuée) sur le texte, il en oublie la réalité économique.
Derrière des textes juridiques, il y a l'Homme (le jeune, puisque le critère est à 26 ans désormais).
La relation du travail n'est pas une relation contractuelle comme les autres.
Nombre de textes de Lois de ces dernières années ont accordé aux entreprises et aux consommateurs des "sécurisations juridiques" afin de prévenir les procès.
Ici le patron comme le salarié sont dans une certaine insécurité avec le CPE.
Davantage le salarié qui lui, ne connaît pas souvent ses droits !!! hélas !
Quid des textes protecteurs des droits en matière disciplinaire ? quid des possibilités de contournement de la Loi sur le CPE ?
Maître Eolas nous laissera sur une aimable impression que la Loi sur l'Egalité des Chances (article 8) ne change rien.
Le"bruit de la récré" (son mot un tant soit peu condescendant) pourrait lui rappeler que le "juridisme" a ses limites...
Un peu comme pour le TCE (décidemment ces abréviations...), où l'on ne garde pas les pieds sur terre, pensant offrir à tous avec un cadeau (empoisonné?), des lendemains qui chantent...
Mais en ce moment, seul Néron chante...

29/03/06 - 11:18
"Mais à force de gloses (assez partiellement effectuée) sur le texte, il en oublie la réalité économique."
La réalité économique? Celle qui fait que le pouvoir d'achat des ménages n'a jamais été aussi élevé? [www]
Celle qui fait que l'accès au crédit est tellement facilité maintenant que le nombre de dossiers de surendettement est en hausse, encore de 4% en janvier dernier sur 1 an?
"réalité économique"... Tu veux qu'on te rappelle ce qu'était la réalité économique en 1993? en 1975?
Je ne nie pas que la réalité économique pourrait être largement plus brillante (ex: les transferts de 200 000 personnes de l'unedic vers le rmi, par décision des partenaires sociaux!), mais je vois pas ce qui justifie aujourd'hui des manifs d'une telle ampleur pour un simple petit projet de contrat de travail sans grand impact négatif ni positif, on a l'impression que notre réalité économique est brutalement devenue celle de l'Albanie à vous entendre.
Au moins, Me Eolas cite des faits, ne reste pas dans de vagues considérations générales comme tu le fais ici. Donc j'ai plutôt confiance en ce qu'il a écrit lui. D'ailleurs, la fermeture des commentaires qu'il a dû faire montre bien l'exaspération que peut susciter votre attitude de reproches constants accompagnés d'aucun élément constructif précis.
cizion